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L'Histoire en repères chronologiques |
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3000-1680 av. J-C:
Venus d'Arabie et de Mésopotamie, les
Cananéens (plus tard dénommés "Phéniciens" par les
Grecs) fondent l'une après l'autre les grandes cités du littoral
libanais.
1680-1150 av. J-C:
Querelles d'hégémonie sur la Phénicie
(et l'ensemble de la Syrie). Egyptiens et Babyloniens, Hyksos et Hittites, se
disputent, simultanément ou successivement, la domination du pays
phénicien.
1150-875 av. J-C:
Période d'indépendance des cités
phéniciennes. Prospérité et fondation de colonies à
travers la Méditerranée et jusqu'à la côte
occidentale de l'Afrique. Apport civilisateur de premier ordre. Les
Phéniciens introduisent l'alphabet en Grèce et diverses
techniques et connaissances dans tout le monde
méditerranéen.
875-333 av. J-C:
Domination de la Phénicie par les empires orientaux
(assyrien, babylonien puis perse). Révoltes et répressions se
succèdent. Toutefois, un regain de vitalité économique et
politique marque une partie de la période perse.
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333-64 av. J-C: La
conquête d'Alexandre le Grand marque le début de l'ère
greco-romaine qui va durer 1000 ans en Méditerranée orientale.
Métissages culturels féconds, sous les Séleucides. Le
centre de l'hellénisme se déplace en Orient.
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64 av. J-C - 395 ap. J.-C:
Ere romaine. Grand essor économique et culturel des
cités phéniciennes.
395-634:
Epoque byzantine. La grande prospérité
économique et la vitalité intellectuelle qui marquent la
première partie de cette période sont contrecarrées par
les cataclysmes naturels, les luttes intestines et les incursions
perses.
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634-660: La
conquête arabe inaugure l'ère islamique en Syrie.
L'affinité de race et de culture et la décadence de
l'administration byzantine facilitent l'installation du nouveau régime
sur les ruines de la domination impériale.
Réorganisation en "Junds" (zones militaires) et participation
syro-libanaise à la création et à la conduite de la flotte
islamique.
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660-750: Epoque omeyyade. Le
califat s'établit à Damas. Apparition dans la montagne libanaise
des Mardaïtes, rebelles pro-byzantins. Arabisation de l'administration et
essor des lettres et des arts. Les communautés chrétiennes
participent activement à l'administration de l'Etat islamique et
à la vie économique et culturelle.
750-1258: Califat abbasside. L'Empire
islamique atteint l'apogée de sa grandeur autant politico-militaire que
culturelle. Mais les dissidences ethnico-confessionnelles le
minent progressivement. Révoltes diverses au Liban. Installation, dans
le pays, de différentes sectes de l'Islam chiite. |
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1098-1291:
Les Croisades. A partir du premier quart du 12eme
siècle, les villes du littoral libanais feront partie du Royaume latin
d'Orient jusqu'à sa chute à la fin du 13ème siècle.
Découverte par l'Occident d'un Orient bien en avance.
Echanges d'idées et de techniques. Ouvrages importants d'architecture
militaire légués par les Francs en Orient .
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1252-1516:
Epoque des Mamelouks. Raidissement de l'orthodoxie
islamique régnante dans le contexte de la lutte
contre les Francs et les Mongols. Dévastation du Kisrawan (région
centrale du Mont-Liban) peuplé de chiites de diverses obédiences.
Les Maronites étendent leur présence multiséculaire du
Liban-Nord vers cette région du Mont-Liban. La destruction par les
Mamelouks de ports libanais évacués par les Francs,
n'empêche pas la reprise des échanges commerciaux avec
l'Occident. |
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1516-1918:
Domination ottomane. Sous la férule des valis
(gouverneurs), des familles notables (dont certaines sont en place depuis la
période précédente) se partagent la gestion du territoire
libanais actuel, réparti d'autre part, le plus souvent, entre deux
vilayets (Saida et Damas, Tripoli et Saida...). Régies par un ensemble
de règles hiérarchiques, leurs relations ne sont pas toujours
pacifiques. Parfois, leurs rapports avec les valis connaissent également
des périodes de tension. Les dynasties des Maan puis celle des
Chéhab jouent un rôle important dans la cristallisation d'un
profil politique du pays.
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1590-1635: Le règne de
Fakhr ed-Din II Maan marque une étape dans l'élaboration de
structures proto-étatiques, la mixité inter-communautaire et le
développement des villes et des infrastructures civiles et militaires.
Les relations qu'il noue avec le Grand Duc de Toscane le mettent au centre de
projets européens anti-ottomans. La désunion des puissances
européennes concernées fait échouer ces plans. Mais
l'empreinte que ces relations laissent dans d'autres domaines (commerce,
agriculture, travaux publics, architecture
) est remarquable. Vaincu,
l'Emir est finalement exécuté à Constantinople en
1635.
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1830-1860:
L'occupation de la Syrie et du Liban par l'armée de
Mohammad Ali, le vali dissident d'Egypte, la politique pro-égyptienne de
l'émir Béchir II Chéhab, intervenant sur fond de
développements démographiques et socio-économiques,
fragilisent les relations entre Druzes et Maronites de la Montagne. Une
période de troubles civils suit (1840-1860) qui s'ouvre sur la
défaite de Mohammad Ali et la fin du règne des Chéhab. Le
confessionnalisme s'impose comme règle de gouvernement de la Montagne
et, encouragée par l'affaiblissement général de l'Empire
ottoman, l'immixtion des Puissances européennes dans les affaires de la
Montagne épouse, en gros, en les exacerbant, les clivages
communautaires. Agissant au nom de l'Europe, Napoléon III envoie son
armée au Liban, au lendemain des massacres de 1860.
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1861- 1918: La
période de la Motassarrifiya autonome du Mont-Liban rétablit
l'unité de la Montagne (rompue, depuis une quinzaine d'années,
par le système de deux Caïmacamats), mais en consacrant la
règle de la représentation communautaire. Ce régime
confirme aussi l'influence des consuls européens. La Montagne
connaît un demi-siècle de paix. Cette période voit se
former la revendication -et aussi l'ébauche institutionnelle- d'un
"Grand-Liban" qui verra le jour au lendemain de la première guerre
mondiale. |
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On y enregistre
également le début de l'émigration libanaise, surtout vers
l'Egypte et le Nouveau Monde. De là, mais aussi de l'intérieur de
leur pays, les Libanais contribuent substantiellement à la "Renaissance"
des lettres et de la langue arabes et à l'ouverture des
sociétés arabes aux valeurs de la modernité
occidentale.
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1918-1943: Fin de
la domination ottomane. Occupation franco-britannique du Levant, puis "mandat"
français en Syrie et au Liban. Proclamé en 1920, "l'Etat du Grand
Liban" devient "la République Libanaise" en 1926. Le jeune Etat
parachève assez rapidement ses institutions. Commencé au XIX
siècle, le développement de l'enseignement se poursuit. Les
carences de l'administration mandataire et la dégradation de la
situation économique favorisent, au cours des années 1930, un
rapprochement politique islamo-chrétien. |
L'idée d'un
"pacte national" fraie son chemin et la revendication de l'indépendance
se fait de plus en plus énergique. Celle-ci sera imposée en 1943,
portée par une conjoncture internationale favorable et un immense
mouvement populaire. |
1943-1975:
Période de grand essor économique et
culturel. Beyrouth se taille un rôle de capitale financière et de
centre culturel du Proche- Orient. Le Liban arrive souvent à s'affirmer
comme acteur d'importance sur la scène régionale. Cependant, les
suites de la guerre de Palestine, en 1948, l'instabilité politique des
pays voisins, la polarisation régionale imposée par la guerre
froide, se conjuguent avec les disparités inhérentes au
développement socio-économique du pays pour rendre plus fragile
encore un système politique qui restait loin de recueillir les suffrages
de toutes les parties (communautaires et autres) concernées.
La défaite arabe de juin 1967, suivie de la
montée de la Résistance palestinienne, qui ne tarde pas à
s'implanter principalement au Sud-Liban et dans les camps de
réfugiés, déclenche un processus de déstabilisation
que les inquiétudes des uns et les revendications des autres rendent
pratiquement irréversible.
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1975-1990: Une
série de conflits où se condensent des confrontations
régionales et des luttes intérieures dévaste le pays.
Commencée par des affrontements épousant, en gros, la ligne de
clivage intercommunautaire et où les organisations palestiniennes jouent
un rôle de premier plan, la guerre évolue, surtout après
1984, vers des luttes sanglantes d'influence opposant des parties
réputées du même bord. L'entrée dans le pays, en
1976, d'une "Force de Dissuasion Arabe" avait réussi à imposer
une paix relative pendant un peu plus d'un an. Mais les affrontements
reprennent. Un tournant en est l'invasion israélienne de 1982
(précédée, en 1978, par une occupation partielle du Sud)
qui culmine avec le massacre de plusieurs centaines de Palestiniens et de
Libanais dans les camps beyrouthins de Sabra et Chatila. Enfin, à la
suite d'un dédoublement du pouvoir exécutif et d'affrontements
très graves, la violence est progressivement résorbée ,
aux termes de l'Accord de Taef
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| conclu en 1989, dans un
climat de consensus arabe et international. De cette longue tragédie le
pays sort démoralisé et exsangue. Outre les destructions
matérielles immenses et le retard accumulé sur le plan du
développement, la guerre a coûté la vie à 150000
personnes, fait des dizaines de milliers de grands blessés et de
handicapés, provoqué l'expulsion de leur foyer de près
d'un quart des Libanais, expatrié un nombre équivalent comportant
une proportion très élevée de jeunes cadres du
pays. |
1990-
: Pacifié, le
pays lance un processus complexe de réformes et de reconstruction.
Nombre d'objectifs (réforme constitutionnelle, rénovation et
élargissement des infrastructures publiques et refonte de certaines
institutions, réintégration de leurs foyers par la
majorité des familles déplacées
) sont
déjà réalisés. Cependant, les séquelles
socio-politiques de la Guerre, de même que l'insuffisance évidente
de l'aide internationale, rendent plus lourd, pour les moyens du pays, le
fardeau de la reconstruction. |
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Les aléas du processus de
paix au Moyen-Orient entravent les perspectives de reprise
économique
Il reste que les efforts déployés et les
mesures prises pour encourager les investissements et sortir l'économie
du marasme ne fléchissent point
Enfin, en l'an 2000, le Liban
impose, grâce, surtout, à la longue résistance
héroïque de ses fils et à la solidarité arabe et
internationale, l'évacuation de son territoire par les troupes
d'occupation israéliennes.
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