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Données Economiques |
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Léconomie libanaise se
caractérise par le fort rôle quy joue le secteur
privé, par une part prépondérante prise par le tertiaire,
et par une grande extraversion qui en fait pour des décennies la plaque
tournante de la région moyen-orientale. Doté avant guerre
dune classe moyenne large et active, le Liban est aujourdhui
confronté au défi de relancer sa croissance économique
tout en assurant une redistribution efficace du revenu national
(PIB/hab=3400$). A signaler que la monnaie du pays est la livre libanaise (1507
L.L = 1 Dollar américain , 1400 LL = 1 Euro ).
Article tiré de la revue Magazine du 12 Novembre
1999
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Tel un phénix, le Liban
renaît de ses cendres. Dix ans après la fin de la guerre, le bilan
est mitigé. D'un côté, les secteurs financiers ont
opéré une percée significative et accompagnent
désormais les tendances internationales. De l'autre, une
économie, en crise qui sort lentement de son
marasme.
L'attraction des investissements directs est un
pari majeur pour un pays qui, comme le Liban, ne dispose pas de ressources
naturelles et minières. Les experts s'accordent à dire que le
gouvernement devrait assurer un climat propice afin d'attirer un investissement
adéquat, de promouvoir la croissance économique, de créer
de nouveaux emplois, de juguler la dette extérieure de l'économie
libanaise et d'enrayer le déficit chronique de la balance des
paiements.
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Les 712 millions de dollars
d'eurobonds émis par le gouvernement permettent d'espérer un
excédent raisonnable de la balance des paiements. Il ne sera que le
fruit d'un accroissement de l'endettement extérieur de l'Etat. Les
experts indiquent que les causes de l'aggravation du déficit durant les
dernières années ne se fondent plus seulement sur le montant
énorme de la facture des importations comparée à la
faiblesse chronique des exportations. Ces causes relèvent
également de la faiblesse des influx de capitaux bruts venant de
l'extérieur qui ont toujours constitué un contrepoids
utile.
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Les exportations ont augmenté de
11,3%, les importations, elles, ont reculé de 12,8%. Le Liban a perdu
à cause de la guerre un rôle économique qu'il assumait
pleinement, notamment dans la médiation et les services. Son rôle
de plaque tournante dans la région a disparu. Les
spécialistes sont d'autant plus inquiets que, de toute évidence,
les responsables ne réalisent pas certains impératifs
économiques pressants, particulièrement celui de traiter
simultanément le déficit intérieur (celui du budget) et le
déficit extérieur (l'endettement extérieur). La dette
extérieure est passée de 1907,5 millions de dollars en 1996
à 4177,2 millions en 1998.
Le gouvernement actuel
reconnaît que les encouragements fiscaux ne sont pas le seul moyen
d'attirer les capitaux. Il a en conséquence adopté un plan
quinquennal d'assainissement des finances publiques visant à combler
certaines lacunes préjudiciables au climat d'investissement, comme le
déficit budgétaire qui, pour son financement par les bons du
Trésor, use les capacités en liquide du
marché.
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Le programme du gouvernement pour
l'assainissement des finances publiques s'articule autour de deux objectifs
principaux : · Réduire le déficit pour
relancer la croissance. · Redonner à
l'économie libanaise un tonus de
compétitivité.
En attendant un plan de
redressement économique plus complet, le gouvernement se fixe des
objectifs précis : |
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· Réquilibrer la demande de
consommation intérieure. Et recoudre une escarcelle, c'est-à-dire
une épargne nationale. · Casser la spirale de
l'endettement. Et transformer la coûteuse consolidation permanente de la
monnaie en stabilité naturelle, pour que le secteur financier reprenne
son rôle moteur. · Lever les contraintes qui
entravent l'essor de l'investissement producteur et de la croissance, pour
redonner à l'économie nationale sa force de concurrence à
l'extérieur. |
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Le Liban semble cependant disposer
d'un bon potentiel de développement dans l'industrie dite
légère ou semi-lourde comme l'informatique,
l'électronique, les télécommunications, les outils de
chantier ou agricoles moyens, le textile, le plastique, le papier etc. Bien
entendu le pays a également un très large horizon dans le
tourisme, les services et le domaine financier.
Le
gouvernement veut, à travers son programme financier et le plan de
redressement économique qu'il promet d'établir, faire
redémarrer la croissance. Le gouvernement a élaboré un
plan de privatisations. Globalement l'Etat a l'intention de vendre au secteur
privé des actions d'entreprises publiques pour un montant de 5 milliards
de dollars. Il s'agit des offices publics dans les domaines de l'eau, de
l'électricité, des télécoms, des transports et des
services.
La politique précédente,
fondée sur le pari d'une paix rapide au Proche-Orient, a provoqué
entre 1990 et 1996 un boom immobilier. Le bâtiment a pompé une
partie importante des investissements, locaux ou étrangers, notamment
à Beyrouth et dans ses grandes périphéries.
Résultat des courses : il y subsiste un fort excédent,
évalué plus de 100 000 de logements (appartements) qui, depuis
des années, ne trouvent pas preneur et restent
inoccupées.
Le secteur financier,
particulièrement la banque, a été pris d'assaut par les
investisseurs, surtout entre 1995 et 1997. D'importantes OPA (offres publiques
d'achat) ont été effectuées. Toutes les banques, sans
exception, ont réussi à augmenter leurs capitaux et à
élargir leurs marges.
Magazine du 12 Novembre
1999. |
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