L'année de la Francophonie :
les activités culturelles du mois
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L'année Franco Bis


Mot du Ministre de la Culture

Le IXème sommet de la Francophonie ne pouvait être réduit à quelques jours d'intenses discussions officielles. Dès le jour où j'ai été chargé de l'organiser, j'ai tenté d'y associer le plus grand nombre possible de créateurs, soit de leur propre initiative ou suite à  l'incitation du ministère et ce en vue de faire accompagner le sommet d'un ensemble de manifestations intellectuelles et artistiques illustrant en termes culturels, voire festifs, le dialogue des cultures, thème sous lequel ce sommet se tenait et qui représente bien la nature même du mouvement francophone.          

          Les pays francophones ont saisi cette initiative et l'ont largement rendue possible avec des idées, des suggestions ou des fonds.

          Les Libanais, amoureux de la langue de Racine, et parfois non francophones, ont répondu à l'appel avec un enthousiasme tel qu’ en dépit du report du sommet, on ne pouvait que poursuivre l'entreprise. Ainsi donc «Franco Bis» en 2002 est à la fois en continuité et en innovation par rapport à l'année de la Francophonie de 2001.

          Si la très grande diversité, voire un certain foisonnement spontanéiste a marqué la première édition, l'idée a été d’orienter la seconde d'abord pour rapprocher les initiatives autour d'ensembles thématiques cohérents, mais aussi de profiter de cette année pour découvrir des talents nouveaux et aider à leur lancement. « Franco Bis » a ainsi adopté des initiatives en cours, les a rapprochées d'autres, locales ou étrangères, et initié plusieurs projets auxquels nos entrepreneurs culturels n'avaient pas songé.


          S'il est cependant une logique à cette seconde moisson, c'est bien celle du dévoilement des nombreuses facettes du dialogue interculturel. Faire dialoguer les cultures, mais aussi les disciplines et, plus ambitieux encore: faire interagir le local avec l'universel. La mondialisation nous guette-t-elle? Oui mais il ne s'agit guère d'une menace, ou pas uniquement de cela.La globalisation est aussi une occasion pour permettre à la culture locale de s'universaliser et à la mondialisation des capitaux et des marchandises de devenir plus humaine en l'amenant à s'intégrer une dimension culturelle. Tel est notre pari, telle est également la fonction première que nous reconnaissons à la francophonie, une antichambre à une mondialisation plus humaine, plus conviviale et plus porteuse de sens.


Ghassan SALAME
Ministre de la Culture